Sauvons l’école de la république !

Le gouvernement actuel ne semble pas vouloir s’arrêter sur le chemin de la casse des services publics.

Premier concerné : celui de l’enseignement.

Depuis plusieurs semaines, les lycéens se mobilisent contre la suppression de près de 11 000 postes d’enseignants prévue pour la rentrée 2008. Ces mesures, qui réduisent la dimension humaine à un plan comptable, mettent en péril la qualité et le fonctionnement de l’école de la république.

Notre ville n’est malheureusement pas épargnée par les fermetures de classes envisagées dans certaines écoles primaires (Bel-Air et CVE).

Pour prendre le cas de la première, on ne peut se contenter de s’en tenir aux chiffres : le rôle d’une école dans un quartier est primordial ; en ce qui concerne le Bel-Air, il est fondamental.

Lieu de socialisation et d’éveil de l’enfant, l’école doit lui permettre d’aborder la citoyenneté dans les meilleures conditions.

Cette fermeture, en détériorant les conditions d’apprentissage des élèves et en fragilisant le travail des enseignants, contredirait la politique de notre municipalité en entraînant un quartier déjà porteur de difficultés dans une spirale négative.

De plus, en 2005, l’Inspection académique avait déclaré n’envisager une fermeture qu’à partir de 180 enfants alors qu’actuellement, l’établissement en accueille 190. Cette gestion comptable n’est donc même pas conforme au ratio proposé antérieurement.

Les école maternelles et primaires ne sont pas les seules touchées.

Notre inquiétude concerne également le collège de l’Arche Guédon — dont nous soutenons les demandes de moyens humains supplémentaires, le lycée professionnel de l’Arche-Guédon — menacé par la suppression de cinq postes d’enseignants, et le lycée Jean-Moulin, pour lequel la baisse de dotation horaire globale se traduit par la suppression d’une classe de seconde, d’une classe de terminale STG et de sept postes d’enseignants.

Et que dire des méthodes de l’État qui prend seul des décisions ayant des implications sur le budget des collectivités locales (stages de soutien scolaire, suppression du samedi matin), sans aucune concertation ou consultation de ces dernières, et sans compensation financière ?

C’est pourquoi le Conseil municipal de Torcy réitère son entier soutien aux élèves, parents d’élèves et enseignants qui luttent pour conserver un service public d’enseignement de qualité, capable de relever les défis de la formation et de la réussite.

Christian Chapron
maire de Torcy

Éditorial de la Gazette de Torcy, mensuel municipal - mai 2008 - n°169

Les commentaires sont fermés.