
“Monsieur Sarkozy voulait être président à 8 ans. Mes enfants auront peut-être envie d’être président. Pour cela, il faut un enseignement de qualité dans nos établissements publics. Je n’ai pas les moyens de les mettre dans les écoles privées prestigieuses !” s’insurge Ouassinia, une mère qui habite dans le quartier de l’Arche Guédon à Torcy.
Hier, les parents d’élèves et les professeurs de l’école élémentaire Bel-Air à Torcy ont commencé leur mouvement de protestation. Une vingtaine de parents sont déterminés à occuper les locaux jusqu’en fin de semaine pour protester contre la suppression de la 8e classe.
Sur leur site internet (collectifbelair.wordpress.com), 616 personnes ont signés la pétition contre cette fermeture.
(…) Yvan Nemo, directeur de Bel-Air (…) “nous avons une épée de Damoclès au- dessus de nos têtes. On ne peut pas nous supprimer une classe (…).
Nous aurons 190 élèves à la rentrée
L’établissement est situé dans un quartier défavorisé. Des responsables politiques, le recteur et l’inspecteur d’académie savent que notre école a besoin de moyens, précise le directeur. D’ailleurs, il y a trois ans, l’ancien inspecteur d’académie s’est engagé par écrit à ne pas fermer de classe tant que les effectifs ne descendaient pas sous la barre des 180. A la rentrée 2008, nous aurons 190 élèves.”
Ouassinia s’énerve. Le président ne tient pas ses promesses : ” Pendant la campagne électorale, il a promis d’aider les quartiers défavorisés ! J’attends.”
Les manifestants craignent surtout que l’école se ghettoïse davantage. (…)
Daniel Brunel, adjoint au maire et vice-président de la région Île-de-France, est venu soutenir leur action. “On sait que la situation est fragile dans cet établissement, alors pourquoi supprimer une classe ?“
En fin de semaine, les manifestants seront fixés sur leur sort, l’Inspecteur confirmera ou pas la suppression du poste.
Virginie Maillard
Le Parisien